À travers “Reflect”, Norman Armour avait l’intention de faire des échanges culturels entre Vancouver et l’Asie plus transformationnels plutôt que transactionnels

Reflect
Prior to his illness, Norman Armour was working with the Asian-Canadian Special Events Association on a new project called Reflect. Photo by Jessica Sung.

[Avant sa maladie, Norman Armour travaillait avec l’association des événements spéciaux Asio-Canadiens sur un nouveau projet appelé Reflect. Photo par Jessica Sung.]

Beaucoup de choses ont été dites sur le visionnaire des arts de Vancouver Norman Armour depuis sa mort le 19 novembre. Cependant, le cofondateur et directeur artistique et exécutif du festival international PuSh des arts du spectacle a fait plus que produire des événements culturellement significatifs, pour lesquels il a été prôné de plein droit. Il s’est mis aussi en quatre pour avancer des connexions à long terme entre les producteurs culturels de Vancouver et de l’Asie. 

Armour développait un intérêt pour Taïwan à travers son amitié à long terme avec Charlie Wu, le directeur général de l’association des événements spéciaux asio-canadiens.

« Il y pensait comme un endroit avec plusieurs jeunes artistes enthousiastes, » Wu dit. 

Armour a déménagé à Vancouver de Toronto en 1978. Il est diplômé de l’université de Simon Fraser huit ans plus tard avec un baccalauréat de beaux-arts, des arts du spectacle, du théâtre et des cours interdisciplinaires. 

Avant qu’Armour soit devenu malade, il travaillait avec Wu sur un concept appelé “Reflect”. Ils évaluaient les manières pour promouvoir l’entente de région à région entre Taïwan et Vancouver à travers l’art et de la culture. 

« Le mot qu’il utilisait souvent était la curiosité, » Wu dit. « Il était curieux de beaucoup de choses. Il était aussi très discipliné. »

Selon Wu, ils voulaient aller plus loin que travailler avec un seul artiste ou institution. Plutôt, ils espéraient encourager les créateurs ensemble dans les thèmes qu’ils partagent.  

« C’est un renouvellement constant – un nouveau festival qui durerait trois mois, en permettant des organisations différentes de contribuer, » dit Wu. « Nous pensions qu’il était important pour Vancouver et Taïwan parce que nous sommes de deux côtés différents de l’océan Pacifique. C’est une occasion pour Vancouver de se lancer au côté asiatique. »

 [Norman Armour parle de son concept de Reflect dans cette vidéo.]

Reflect est tentant aux artistes et aux organisations taïwanaises

En quête de ce but, Wu et Armour ont rencontré des directeurs variés des organisations culturelles, y compris the Cultch, le festival international du film de Vancouver et le musée d’anthropologie de l’université de Colombie-Britannique. Wu, Armour et le P.D.G. du musée de Vancouver Mauro Vescera se sont aussi réunis périodiquement pour discuter des connexions plus fortes entre Vancouver et l’Asie. 

De plus, la passion qu’avait Armour pour Reflect a déclenché l’enthousiasme des associés de Wu à Huashan 1914 Creative Park à Taipei. Cet établissement était autrefois un domaine vinicole, mais maintenant il offre un endroit pour les artistes visuels et du spectacle pour développer leurs projets. De plus, c’est un lieu pour les organisations à but non lucratif à présenter leur travail. 

« Les discussions ont commencé avec des artistes et des organisations à Taïwan, » Wu dévoile. « Je suis très surexcité de voir le développement de ces conversations. Je dédierais quelques œuvres à Norman. »

Wu indique que Reflect est basé sur construire et promouvoir des connexions durables. Cela diffère d’avoir un artiste international qui arrive en avion, joue pour un public du coin et puis prend l’avion prochain pour retourner chez lui. 

Cette nouvelle approche ferait avancer la mission d’Armour: la mission de changer les échanges culturels pour être plus transformationnels plutôt que transactionnels. Puisque le concept de Reflect est axé sur l’envie de promouvoir l’entente internationale et des connaissances culturelles internationales, Wu croit qu’il faut qu’il soit discuté et épousé. 

« C’est aussi quelque chose qui célèbre l’héritage de Norman, » Wu dit. « Ça, c’est quelque chose par quoi il s’était très concerné. »

[Norman Armour parle de la curiosité dans cette vidéo de TAIWANfest de 2020.]

Une interprétation taïwanaise de King Lear

Wu est très sensible au mentorat d’Armour. Armour tenait au courant de ce que faisait l’équipe de Wu pour TAIWANfest, en communiquant son respect pour les partenariats du festival avec des artistes d’autres pays.

« Il partageait ses idées avec moi et celles étaient vraiment très importantes, dont nous bénéficions comme équipe, » Wu dit. 

Armour a fait l’éloge généreusement du TAIWANfest le plus récent, le décrire comme « des trucs vraiment super pour les publics. »   

« J’avais eu l’intention d’écrire pour te dire à quel point tes programmes sont extraordinaires… Ils sont étendus et ils font réfléchir, » Armour a écrit à Wu dans un e-mail.

Wu et Armour se sont rencontrés en 2010 après l’olympiade culturelle. Ça, c’était quand Vancouver et le Sea to Sky Corridor se sont animés avec plus que six cents prestations gratuites et billetées qui coïncident avec des jeux d’hiver olympiques et paralympiques. 

Wu a créé LunarFest pour l’olympiade culturelle pour promouvoir les expressions contemporaines de l’art et de la culture asiatique. Pendant ce temps, Armour supervisait le festival de PuSh. 

« Nous voulions créer une tribune — une situation, un moment — où les œuvres des artistes de Vancouver et pourraient être vus, mais aussi testés et mises au défi, » dit Armour dans la vidéo ci-dessus, qui était créée pour TAIWANfest durant l’année de la pandémie. 

La première collaboration culturelle de Wu et Armour est apparue quand le festival de PuSh a présenté King Lear du théâtre de la légende contemporaine de Taipei en 2013. Ça marquait le premier spectacle de langue mandarine du festival, avec l’acteur et créateur Wu Hsing-Kuo qui a joué le personnage principal. 

« Wu [Hsing-Kuo] a été appelé par certains, un traître de l’institution d’opéra Peking, » a écrit Armour dans sa remarque de conservateur. « Paradoxalement, King Lear (le roi Lear) était trahi par ses membres de la famille le plus proches. »

« Chaque nouvelle forme d’art ne commence pas toujours avec quelque type de trahison d’un autre? » il a demandé. « Nous utilisons parfois le mot ‘vision’ pour décrire un type de trahison réussi. » 

[Regardez la bande-annonce pour King Lear au festival de PuSh 2013.] 

Reflect germait durant des réunions du petit-déjeuner 

Leur deuxième collaboration s’est passée cinq ans plus tard, quand le théâtre de la légende de Lin Dance de Taïwan présentait Eternal Tides au théâtre de Queen Elizabeth (la reine Elizabeth) dans le cadre du festival PuSh. De plus, la chorégraphe réputée internationalement Lin Lee-Chen a prononcé un discours des artistes au théâtre de la danse de Scotiabank. 

« Mon introduction était plutôt pour aider à achever cette collaboration, » Wu dit. 

Après la visite de Legend Lin Dance, Wu et Armour ont développé une relation plus presque. Ils s’étaient retrouvés pour le petit-déjeuner à The Basic Eats en Main Street. 

« Il était assez direct, » Wu rappelle. « Il te dirait exactement ce qu’il pensait. »

Reflect
Norman Armour cools down with a treat on one of his trips to Taiwan.

[Norman Armour se refraîche avec une friandise lors d’un de ses voyages à Taïwan.]

À cause de ces réunions, Wu réexaminait la manière dont ses propres festivals doivent être présentés. Il y a longtemps, Wu concevait des événements au regard du public, en se demandant qui pourrait être intéressé à assister. Wu a beaucoup appris sur l’importance de la curiosité à Armour – et sur la manière de demander si un événement est assez intéressant ou intrigant pour garder l’attention du public une fois qu’ils sont assis. 

Wu est aussi sensible à la générosité d’Armour. Il ne pensait pas seulement à ses propres événements. Plutôt, il essayait d’aider les autres à réussir en partageant ses contacts culturels. 

« C’est pourquoi sa contribution et sa perte sont au-delà de ma compréhension, » Wu dit. « Je ne vois personne qui ait la même capacité que lui pour dire, ‘Faisons cela pour le bien-être de tout le monde’. »

[En 2022, Norman Armour a pris la parole à un débat au TAIWANfest de Vancouver.]

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