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Mirage, dans le musée de Vancouver, montre pourquoi une démocratie vivante asiatique bénéficie d’être examiné à la loupe

Mirage
Documentary maker Sandy Lo and contemporary artist and photographer Yao Jui-Chung attended the opening of Mirage, which showcases their artistry. Photo by Charlie Smith.

[Directrice de documentaires Sandy Lo et artiste contemporain Yao Jui-Chung ont assisté à l’ouverture de Mirage, que présente leur talent artistique. Photo par Charlie Smith.]

Photographe et artiste de rue français JR a dit que “l’art n’est pas censé faire changer le monde – de changer des choses pratiques – mais de changer la perspicacité.” Une exemple frappante est Guernica de Pablo Picasso. Son portrait choquant de la souffrance a eu un effet profond sur la manière dont les gens voyaient la guerre civile espagnole. Toutefois, la peinture n’a pas changé le résultat de la guerre. 

Mais l’art peut vraiment changer le monde? Ça c’est que l’artiste contemporain et photographe Taïwanais Yao Jui-Chung a entrepris de découvrir en 2010. Yao et ses étudiants à l’université Taïwan Normal commençaient à documenter et photographier des centres de congrès, des complexes du sport et autres bâtiments abandonnés. Ils les appellent “mosquito balls” (boules de moustiques) parce qu’ils sont devenus des zones de reproduction pour les insectes qui transmettent des maladies. 

Environ cent-cinquante images en noir et blanc du projet de Yao sont maintenant exposés dans l’exposition du musée de Vancouver, intitulé Mirage: Disused Public Property in Taiwan (Mirage: propriété publique désaffecté à Taïwan). 

« Il y a trois dimensions de cette œuvre: les politiques, l’art et l’éducation, » Yao a dit au lancement d’exposition fin mai. « Je pensais que ces thèmes étaient ceux qui font réfléchir. Et je pensais: l’art pourrait transformer notre société? »

Les photos frappants ont soulevé l’action des gouvernements des régions et nationaux. Certains édifices ont été démolies. Autres ont été actualisés de répondre au délabrement urbain. L’art a, en effet, a provoqué un changement grâce à ce groupe d’artistes appelé “Lost Society Document”. 

« Quand je commençais ce projet, je n’étais pas sûr de l’impact qu’il aura,” Yao a dit. “Après la première année, je me suis rendu compte qu’il avait un énorme potentiel de transformer la façon de voir la société. »

L’exposition aussi inclut le documentaire de la cinéaste Taïwanaise Sandy Lo, A Rainbow over the Ruins, qui suit les réussites de Yao et ses étudiants. 

Mirage
Qingcun Cadre Training Center, Ministry of Defense, Taipei City. Completed in 1956. Construction cost unknown. Photo by Yao Jui-Chung.

[Quingcun Cadre centre d’entraînement, ministère de la Défense, Ville de Taipei. Complétée en 1956. Coût de la construction inconnu. Photo par Yao Jui-Chung.]

Mirage met l’implication des étudiants en avant 

Yao admettait facilement que les images des endroits abandonnés sont souvent peu attrayantes.

« Mais c’est important d’avoir une archive des choses qui ont été oubliées et de toujours souvenir qu’on peut faire pour les améliorer, » l’artiste a ajouté. « Je suis tellement reconnaissant aux espaces très démocratiques et ouverts qu’on permet d’avoir des dialogues sur ces types de problèmes. »

Puis, il a fait remarquer que: « Ça c’est pourquoi je suis encore ici et pourquoi je peux parler avec vous. »

Yao parlait en mandarin et ses mots ont été traduites par la conservatrice des cultures urbaines du musée de Vancouver, Denise Fong. Elle est aussi une chef conservatrice de Mirage: Disused Public Property in Taiwan, que sera au musée jusqu’au 2 septembre. 

Selon Fong, cette exposition « met le rôle de l’implication des étudiants d’activisme basé à la communauté en avant. »

« Inspirés par le projet Mirage, des étudiantes de UBC ont créé un projet pour nous aider à examiner le problème du délabrement urbain et les futurs durables des communautés à Vancouver, à travers la recherche architectural et des films documentaires, » Fong a dit au lancement. 

De midi à 3:30 d’après-midi le 29 juin, deux diplômés de l’école d’architecture et de paysagisme de UBC parleront leur recherche à un événement du musée de Vancouver. Ils présenteront aussi des propositions sur l’urbanisme de la région et ses effets sur les espaces et futurs de la communauté.

De plus, géographe politique Eugene McCann et professeur de UBC SALA Young-Tack Oh guideront le public dans une table ronde, suivi des discussions en groupe. Le prix d’entrée de dix dollars inclut le déjeuner.  

Mirage
Yunlin Offshore Industrial Park. Construction started in 1998, ceased in 2004. Construction costs approximately NTD $10,000,000,000. Photo by Yao Jui-Chung.

[Yunlin Offshore parc industriel. La construction a commencé en 1998, a cessé en 2004. Le coût de construction est environ dix milliards en NDT (nouveaux dollars de Taïwan). Photo par Yao Jui-Chung.]

Les artistes documentaient les dépenses gaspillés

Lo, la cinéaste, était aussi au lancement de l’exposition. Elle a dit au public en anglais qu’elle était profondément honorée de pouvoir raconter l’histoire de ce projet collectif. Elle a été au travail au projet depuis quatorze ans. 

« L’artiste Yao Jui-Chung et plus que trois cents étudiants participants se sont lancés dans ce parcours de documenter l’abandon des espaces publics d’un bout à l’autre de Taïwan – et découvrir les histoires cachées à l’intérieur, » Lo a dit. « Je ne savais pas que ce projet durera tellement long – même plus long que quelques espaces publics abandonnés! »

Son film inclut des commentaires des étudiants qui ont questionné les intentions de Yao – ainsi que ses réponses. Lo a remarqué que tous les participants ont dépensé beaucoup de leur propre argent pour faire ce travail. 

« Bien sûr, ce n’est rien comparé à l’argent gâché aux propriétés abandonnés, » elle a dit. Même que Mirage souligne ce gaspillage, le ministère de la culture de Taïwan s’est encore associé au musée de Vancouver pour présenter l’exposition. Autres partenaires comprennent le bureau économique et culturel de l’école de Taïwan à Los Angeles, l’université de British Columbia, Eva Air, l’association des événements spéciaux Asio-Canadiens et TAIWANfest Vancouver. 

Mark Chien de l’école de Taïwan a dit au lancement qu’il admire le musée de Vancouver pour choisir ce sujet. 

« Ce n’est pas facile, » Chien a reconnu. « Il nous a provoqué de penser profondément sur notre démocratie et notre civilisation – et sur l’améliorer. Les artistes peuvent utiliser leur impact social pour faire du monde meilleur. »

[Yao Jui-Chung dirige les étudiants de Lost Society Documents d’organiser une exposition. Photo par Yao Jui-Chung.]

La démocratie exposée

Angel Liu, directrice générale du bureau économique et culturel à Vancouver, a répété ce sentiment. Elle a souligné que les artistes ont photographié un côté plus laid de son pays. Elle a souligné que ces images donnent un « rappel poignant » du besoin de reconsidérer des espaces publics. 

« Ce n’est pas le beau côté de Taïwan, » Liu a remarqué. « Mais je suis étonnée que leur travail inspire des gens, le gouvernement et une grande partie du secteur privé d’améliorer le gagne-pain peuples Taïwanaises. »

De plus, la directrice générale a remarqué que Mirage souligne « l’importance d’avoir la liberté de questionner des paradigmes existants pour provoquer un changement. »

« Ça c’est la partie plus inspirante de leurs œuvres, » Liu a dit. « Et le projet a causé la reconstruction de plusieurs vieux bâtiments et le remaniement de la vieille infrastructure à Taïwan. »

Yao Jui-Chung
Yao Jui-Chung during an outdoor photography shoot. Photo by Yao Jui-Chung.

[Yao Jui-Chung durant une séance photo extérieure. Photo par Yao Jui-Chung.]

Le musée de Vancouver présente Mirage: Disused Public Property in Taiwan (Mirage: propriété publique désaffecté à Taïwan) associé au ministère de la culture de Taïwan, le bureau de Taipei économique et culturel de l’école de Taïwan à Los Angeles, l’université de British Columbia, Eva Air, l’association des événements spéciaux Asio-Canadiens et TAIWANfest Vancouver. 

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