[Membres de Vishtèn Connexions Pascal Miousse et Emmanuelle LeBlanc poursuivent après la perte du troisième membre du groupe, Pastelle LeBlanc, en 2022.]
L’un des groupes de la musique Roots de l’Île-du-Prince-Édouard le plus aimé jouera ce week-end au festival annuel de la musique et de la culture de Maillardville. Le duo acadien Vishtèn Connexions est l’une des têtes d’affiche au trente-cinquième annuel Festival du Bois, qui célèbre la culture francophone et Métis. L’événement cette année est gratuit et dure du vendredi 8 mars au dimanche 10 mars dans le parc Mackin à Coquitlam.
Il y a une histoire tragique derrière le groupe Vishtèn Connexions. Un membre du groupe, Pastelle LeBlanc, a développé le cancer du sein et est morte à l’âge de quarante-deux ans en avril 2022. Les deux membres survivants sont le partenaire de Pastelle, Pascal Miousse et sa sœur jumelle, Emmanuelle LeBlanc.
[“Elle Tempête” a été enregistré quand Pastelle était encore vivante.]
L’an dernier, Pascal et Emmanuelle ont commémoré le souvenir de Pastelle en sortant un single bilingue, “More Love”. Ils l’ont fait en association avec un autre groupe de l’Île-de-Prince-Édouard, les “East Pointers”, qui ont aussi perdu un membre.
Pastelle, Emmanuelle et Pascal ont coécrit “More Love”, une chanson entraînante et hypnotique avec des harmonies vocales fortes. Les musiciens des deux groupes ont distribué la chanson sous le nom “6 Hearts”.
L’an dernier, la journaliste de CBC Carolyn Ryan a rapporté que “More Love” a été découvert sur le portable de Pastelle après sa mort.
CBC a aussi remarqué qu’il y a peut-être deux cents autres œuvres que Pastelle a aussi gardées. Les membres vivants ont depuis obtenu une bourse du conseil du Canada pour couvrir les coûts d’archiver ces compositions.
Plus tôt cette année, Vishtèn Connexions a enregistré “Sauvage” avec l’auteure-compositrice-interprète Catherine MacLellan. Le groupe dit que c’est le troisième single bilingue de son album prochain, Expansions. Ce disque inclura un artiste différent dans chaque morceau.
[“Sauvage” avec Catherine MacLellan.]
Ranimer la culture acadienne
Le Festival du Bois met en avant la musique acadienne en reconnaissance du congrès acadien de 2024. Cet événement se passe une fois tous les cinq ans et aura lieu au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse du 10 au 18 août.
Il y a une histoire triste et un retour culturel exaltant en passant. Les Acadiens descendent des colonisateurs français qui ont établi une colonie au début du 17e siècle sur la côte atlantique d’Amérique du Nord. Une des cinq régions de la Nouvelle France, Acadie s’est étendu des provinces maritimes à certaines régions du Québec et du Maine.
Les Acadiens ont développé leur propre culture distincte. Comme les colonisateurs français dans d’autres régions d’Amérique du Nord, certains [d’eux] se sont mariés avec des personnes autochtones. Cependant, durant la guerre de Sept Ans entre la Grande-Bretagne et la France, les officiers militaires britanniques ont accusé les Acadiens d’être sympathisants de la France. En raison de cela, plusieurs d’eux ont été déportés dans un acte de purification ethnique.
Connu comme le Grand Dérangement, ce déménagement forcé s’est produit entre 1755 et 1764. Certains ont été envoyés aux Caraïbes, en France et en Angleterre, pendant que plusieurs autres sont morts avant d’atteindre leurs destinations. Durant ce temps, l’Espagne attirait certains Acadiens à ce qui est maintenant la Louisiane, où ils ont établi la culture Cajun.
Les colons britanniques, par contre, ont interdit aux Acadiens de revenir d’où est devenue la Nouvelle-Écosse et ils préféraient attirer les Loyalistes en fuyant des colonies américaines.
Toutefois, quelques acadiens encore ont trouvé leur chemin pour retourner à la Nouvelle-Écosse. Aujourd’hui, environ 30 % de la population des résidents de la Nouvelle-Écosse parlent français régulièrement à la maison.
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