[Agrimony est une collaboration de la danse et de la musique chorégraphiée par Sophie Dow. Photo par Vitantonio Spinelli.]
Choréographe, danseuse et conceptrice sonore Sophie Dow est heureuse d’expliquer la raison pour laquelle son projet de scène plus récent s’appelle Agrimony. Elle dit au Toronto Spark sur Zoom que l’aigremoine est une fleur jaune originaire de l’Amérique du Nord et de l’Europe. Plusieurs cultures ont compté sur cette fleur pour soigner, y compris en Grèce antique et au moyen Âge.
« Concernant ses propriétés médicinales, quand on le mélange comme teinture, c’est un remède pour le cœur et les poumons, » dit Dow.
Dow a de l’expérience en massage thaïlandais traditionnel, BreathWave et thérapie craniosacrale. Donc, elle a un intérêt profond pour les techniques de guérison. Également, avec être une associée artistique de O Dela Arts, Chimera Project Dance Theatre et Compagnie V’ni Dasi/Louis Riel Metis Dancers.
L’artiste de danse remarque aussi que dans son type de fleur, l’aigremoine est considérée comme un « remède énergétique ». Il y a une croyance qu’elle aide à « dissoudre » des « masques » que les gens développent peu à peu en réponse au traumatisme et aux autres expériences de la vie.
« Donc, ce spectacle est en grande partie basé sur ça, » Dow dévoile.
La résidente de Vancouver a fait équipe avec la compositrice Laura Reznek, qui va jouer neuf chansons de son album de 2021 appelé Agrimony sur scène. Par conséquent, ce spectacle intègre des éléments d’un concert live avec une prestation de danse contemporaine. Ce projet a six ans de préparation.
« Nous nous mettons au défi, tout d’abord, d’examiner minutieusement tous ces ‘masques’ qu’on porte, » Dow dit. « Quel masque dois-je me porter pour me lever? Quel masque dois-je me porter pour prendre le SkyTrain tous les jours et quel masque dois-je me porter pour faire une répétition? »

[Choréographe d’Agrimony Sophie Dow voulait créer une œuvre qui s’occupe du parcours à l’authenticité qu’on prend dans sa vie. Photo par Audrianna Martin Del Campo.]
Les danseurs d’Agrimony portent des masques
Le Chimera Project Dance Theatre (le projet de danse de la chimère) présente Agrimony dans le cadre d’un double programme Unclearing au théâtre de Harbourfront Centre vendredi (le 5 avril) et samedi (le 6 avril). Agrimony est couplé avec Soft de Malgorzata Nowacka-May et Chimera Project Dance décrit Soft comme « un conflit entre un état de futilité inspiré par les tâches quotidiennes et la nature vive de la peur ».
Dans Agrimony, quatre danseurs porteront des masques pour représenter un lapin, un hibou, un coyote et une créature avec des cornes en spirale.
« Le lapin et le hibou étaient inclus parce que nous voulions représenter la peur, » Dow remarque.
La chorégraphe dévoile que le hibou est comme un responsable. Cependant, il est aussi capable de fondre sur sa proie et de la donner de la terreur.
Selon Dow, le lapin représente une réponse à la peur. Mais il est aussi un personnage effrayant dans le spectacle, presque comme un fantôme de “Donnie Darko”. Pendant ce temps-là, le coyote était ajouté pendant l’année dernière.
« Dans ma tradition, le coyote est farceur, donc ça c’est l’élément de la tromperie, » dit Dow, qui est née de Traité Un et a l’ascendance michif/assiniboine et française/ukrainienne.
Dow dit qu’Agrimony offre une occasion pour les artistes de réfléchir sur le monde que sa génération vit tous les jours. Puis, dans un moment d’introspection, elle demande quoi l’inhibe d’être la personne la plus authentique que possible avec tout le monde qu’elle peut comprendre.
« Je suis très curieuse et intéressée de voir l’effet du projet – de comment nous le faisons-nous mêmes – se propage comme une expérience visuelle et sonore pour les publics, » dit Dow.
Dow souligne qu’elle et les autres interprètes de danse – Tavia Christina, Mohammed Rashead, Amanda Testini (5 avril) et Charlotte Telfer-Wan (6 avril) – ne convainquent personne de quoi que ce soit. Ils ne font pas du prosélytisme, plutôt qu’exprimer leurs opinions.
Une collaboration en studio a entamé le spectacle
Également résidente anciennement de Winnipeg et de Toronto, Dow remonte l’origine d’Agrimony à un film de danse qu’elle a fait avec le directeur Vitantonio Spinelli en 2018. Ils ont demandé à Reznek de fournir la musique [pour ce film], et cela est une des chansons dans Agrimony. Le clip a causé les idées pour tout le spectacle.
Le tournant pour tout le spectacle a été en février 2020 quand Dow avait un internat avec le ballet national du Canada et COVID-19 commençait s’est répandu.
« Puis, il y avait un jour quand il n’y avait personne qui restait dans le studio sauf moi, » dit Dow.
Elle ne voulait pas perdre son temps en studio, donc elle a invité Reznek pour fournir de la musique.
« Elle commençait à jouer tout l’album sur le bout des doigts et j’ai commencé à danser, pendant six ou sept heures ininterrompues, » Dow se rappelle. « Nous nous sommes rendu compte du fait que, en ce moment, c’était quelque chose plus grande que nous deux. Nous devions raconter une narration basée sur son album et raconter cette histoire à travers la danse. »
Une des chansons, “Green Linoleum” (linoléum vert), répond au ravissement des souvenirs d’enfance et comme les adultes perdent ces sentiments pendant qu’ils grandissent. Une autre chanson, “Rattling Chains” (des chaînes qui claquent), est de vaincre les peurs, Dow remarque.
Au cas où quelqu’un se demande, Dow décrit l’album de Agrimony de Reznek comme un « chef-d’œuvre ».
Aux prochaines représentations au théâtre de Harbourfront Centre, il y aura un deuxième musicien sur scène: Jonah Ocean. Puis il y aura une version plus grande du spectacle à Vancouver du 19 au 21 septembre, présentée par le centre de danse au Scotiabank Dance Centre.
“Il y aura cinq musiciens et quatre danseurs sur scène à tout moment, » Dow promet.
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